Skyline Archive is an independent electronic music label and archive founded by French producer and DJ Philippe Phil Rodriguez, who releases music under the artistic identities Phil Rodriguez and Marc Henry.
Behind every date, release and label, there were people, choices and moments that changed the direction of the story.
This archive does not rewrite them. It lets them speak.
Memory is part of the mission.
Early 1990s
Origins
Origins — before the records
Before any release, before labels, before distribution, there is a period made of encounters, nights, and unfinished paths.
In the early 1990s, Phil Rodriguez is already active between Lyon and the south of France, carried by the pulse of clubs and his first studio sessions. During his residency at Le Factory, one meeting triggers something decisive: Gilbert Thevenet, then simply a regular at the club, insists night after night that Phil Rodriguez come to his place to make music.
That invitation becomes a point of origin. A transmission — the virus. The entry into another dimension: production, structure, sound research, the long run.
What begins there is not yet a “career.” It is a method. A way of moving forward through intuition, repetition, and architecture — a trajectory built outside of shortcuts.
It is in this context that Absolut Control takes shape — and that certain encounters would, for a moment, open the door to another destiny.
Avant toute sortie, avant les labels, avant la distribution, il y a une période faite de rencontres, de nuits, et de chemins inachevés.
Au début des années 1990, Phil Rodriguez est déjà actif entre Lyon et le sud de la France, porté par le rythme des clubs et des premières sessions studio. C’est durant sa résidence au club Le Factory qu’une rencontre va déclencher quelque chose de décisif : Gilbert Thevenet, alors simple client, insiste soir après soir pour que Phil Rodriguez vienne chez lui faire de la musique.
Ce rendez-vous devient un point d’origine. Une transmission — le virus. L’entrée dans une autre dimension : celle de la production, de la structure, de la recherche sonore, du temps long.
Ce qui naît là n’est pas encore une “carrière” : c’est une méthode. Une manière d’avancer par intuition, répétition, architecture — une trajectoire construite hors des raccourcis.
C’est dans ce contexte que se forme Absolut Control — et que certaines rencontres ouvriront, un instant, la porte d’un autre destin.
Key place:Le Factory (Lyon) — residency
Trigger: meeting with Gilbert Thevenet (the “virus”)
Transition:Absolut Control takes shape
Lieu clé :Le Factory (Lyon) — résidence
Déclencheur : rencontre avec Gilbert Thevenet (le “virus”)
Transition : formation de Absolut Control
1990–1992
Project
Absolut Control — live moment (Radio Maxximum)
Concert photo — Radio Maxximum (period 1990–1992).
Absolut Control is born in the early 1990s. A duo: Phil Rodriguez and Gilbert Thevenet. A first electronic architecture — still raw, already precise — suspended between club energy, tension, and control.
The project becomes a field of experimentation: repetitive structures, nocturnal visions, ideas searching for their final shape. Gilbert Thevenet — who would later become Loren X and Asia 2001 — brings a singular rigor. Phil Rodriguez sets a direction: music designed to last.
One summer night, the trajectory opens differently. At La Rive Droite, between Sanary and Bandol, DJ Luke Skywalker plays an Absolut Control track as the opening of the night — and it hits hard. David Guetta, passing through to see his friend, is there. Introductions are made. The story begins.
At that time, Absolut Control draws the attention of David Guetta, already deeply involved in the emergence of the French club scene. Studio work begins. Conversations open around a potential signing with Scorpio Music, one of the major dance labels in France at the time.
The project is recorded at Studio Bastille in Paris during night sessions — while daytime sessions are devoted to the recording of MC Solaar’s first album. Despite genuine interest, the release is ultimately not signed.
According to Henri Belolo, the decision is strategic: “Le Dormeur Doit Se Réveiller” is at its peak in France and across Europe. Releasing another electronic track at that exact moment could have diluted the impact of a success that was already massive. Electronic music is still new, still misunderstood — and the timing closes in.
At the same time, Absolut Control performs live, including concerts broadcast on Radio Maxximum. A direct presence. A signal. The project takes its place inside an emerging movement, at a time when the scene is still forming in real time.
Absolut Control is not a detour — it is a foundation. A phase where experimentation, structure, and live performance intersect, and where the artistic identity of Phil Rodriguez begins to write itself on the long run.
Absolut Control naît au début des années 1990. Un duo : Phil Rodriguez et Gilbert Thevenet. Une première architecture électronique, encore brute, déjà précise — entre énergie club, tension, et contrôle.
Le projet devient un terrain d’expérimentation : structures répétitives, visions nocturnes, idées qui cherchent leur forme. Gilbert Thevenet — qui deviendra plus tard Loren X et Asia 2001 — apporte une rigueur singulière. Phil Rodriguez y pose une direction : celle d’une musique pensée pour durer.
Un soir d’été, la trajectoire s’ouvre autrement. Au club La Rive Droite, entre Sanary et Bandol, DJ Luke Skywalker joue un titre d’Absolut Control en intro de soirée — et le morceau fait un vrai carton. David Guetta, de passage pour voir son ami, est là. Les présentations se font. L’histoire commence.
À cette période, Absolut Control attire l’attention de David Guetta, alors très impliqué dans l’émergence de la scène club française. Un travail en studio s’engage. Des discussions s’ouvrent autour d’une signature potentielle avec Scorpio Music, l’un des labels dance majeurs en France à cette époque.
Le projet est enregistré au Studio Bastille, à Paris, lors de sessions nocturnes — tandis que les journées sont consacrées à l’enregistrement du premier album de MC Solaar. Malgré un intérêt réel, la sortie n’est finalement pas signée.
Selon Henri Belolo, la décision est stratégique : « Le Dormeur Doit Se Réveiller » est alors à son apogée en France et en Europe. Sortir un autre titre électronique à ce moment précis risquerait d’en atténuer l’impact. La musique électronique reste nouvelle, mal comprise — et le timing se referme.
Dans le même temps, Absolut Control se produit en live, notamment lors de concerts diffusés sur Radio Maxximum. Une présence directe, un signal. Le projet s’inscrit dans le mouvement électronique émergent, là où la scène se forme encore en temps réel.
Absolut Control n’est pas une parenthèse : c’est une fondation. Une période où se croisent expérimentation, structure et performance — et où l’identité artistique de Phil Rodriguez commence à s’écrire sur le temps long.
Key place:La Rive Droite — between Sanary & Bandol
Studio:Studio Bastille (Paris) — night sessions
Broadcast: live moments on Radio Maxximum
Talks: potential signing with Scorpio Music
Lieu clé :La Rive Droite — entre Sanary & Bandol
Studio :Studio Bastille (Paris) — sessions nocturnes
Diffusion : concerts / live sur Radio Maxximum
Discussions : signature potentielle avec Scorpio Music
1991
Le Factory
Le Factory — first vinyl, first Belgium trips
Factory / Phénomènes — visual marker.
At the time, Le Factory is Lyon’s most influential club and one of the region’s essential electronic music venues. For Phil Rodriguez, becoming a resident DJ there means returning to the same booth, the same dancefloor and an audience that listens closely — week after week, from the early 1990s onward.
This long residency teaches what an isolated appearance cannot: how a room breathes, how trust is earned, and how music reveals itself over time.
In 1991, a first vinyl produced with Gilbert Thevenet gives that experience a new direction. The record leaves the studio and begins to travel beyond France.
The connection comes through Laurent Delannoy, originally from Lille, owner of Lyon’s Galaxy Import record shop and a DJ under the name Karma. Through him, Phil Rodriguez discovers the Belgian club scene and starts taking his records there himself.
Vinyl under his arm, he enters clubs such as Boccaccio in Ghent and Balmoral, hands the record directly to the DJs, and hears the tracks played that very night in packed rooms. No campaign, no distance between the music and its listeners — only the immediate truth of the dancefloor.
Le Factory becomes the anchor: the place where a lasting local residency opens naturally onto a first international circulation.
À cette époque, Le Factory est le club le plus influent de Lyon et l’un des lieux essentiels de la musique électronique dans la région. Pour Phil Rodriguez, y devenir DJ résident, c’est retrouver la même cabine, la même piste et un public qui écoute vraiment — semaine après semaine, dès le début des années 1990.
Cette résidence dans la durée enseigne ce qu’une apparition ponctuelle ne peut pas transmettre : sentir une salle respirer, gagner sa confiance et laisser la musique révéler sa force avec le temps.
En 1991, un premier vinyle produit avec Gilbert Thevenet donne une nouvelle direction à cette expérience. Le disque quitte le studio et commence à voyager hors de France.
Le lien se crée grâce à Laurent Delannoy, Lillois d’origine, propriétaire du magasin Galaxy Import à Lyon et DJ sous le nom de Karma. Par son intermédiaire, Phil Rodriguez découvre la scène belge et commence à y porter lui-même ses disques.
Vinyle sous le bras, il entre au Boccaccio de Gand puis au Balmoral, remet le disque directement aux DJs et entend ses morceaux joués le soir même dans des clubs bondés. Pas de campagne, aucune distance entre la musique et ceux qui la reçoivent — seulement la vérité immédiate du dancefloor.
Le Factory devient ainsi le point d’ancrage : le lieu où une résidence locale construite dans le temps ouvre naturellement la voie à une première circulation internationale.
Key place:Le Factory (Lyon) — biggest club in Lyon at that time
First vinyl: 1991 (with Gilbert Thevenet)
First Belgium clubs:Boccaccio (Ghent), Balmoral
Lieu clé :Le Factory (Lyon) — club le plus influent de Lyon à cette époque
Premier vinyle : 1991 (avec Gilbert Thevenet)
Premiers clubs belges :Boccaccio (Gand), Balmoral
Early 1990s
Geckoo Records
Geckoo Records — early releases
Geckoo Records — banner.
In the early 1990s, Phil Rodriguez founds Geckoo Records, his first independent label. It grows directly out of club life: records are made in the studio, tested on the dancefloor, then adjusted by listening to what the room gives back.
The first vinyl releases soon travel beyond France, especially into Belgium. Repetive and Tribute reach number one in Belgian vinyl sales for two consecutive weeks — a result born from a genuine connection with the country’s club scene.
More than a name on a sleeve, Geckoo Records is an early act of independence. Repetition, structure and hypnotic grooves become a language, and the dancefloor remains the place where that language is judged.
Au début des années 1990, Phil Rodriguez fonde Geckoo Records, son premier label indépendant. Il naît directement de la vie des clubs : les morceaux se construisent en studio, s’éprouvent sur la piste, puis évoluent à l’écoute de ce que la salle renvoie.
Les premiers vinyles voyagent rapidement au-delà de la France, en particulier en Belgique. Repetive et Tribute atteignent la première place des ventes vinyles belges pendant deux semaines consécutives — un résultat né d’un lien réel avec la scène club du pays.
Plus qu’un nom sur une pochette, Geckoo Records est un premier geste d’indépendance. La répétition, la structure et les grooves hypnotiques deviennent un langage, et le dancefloor reste l’endroit où ce langage se vérifie.
Geckoo Records — sleeve (restored).DJ Phil Rodriguez — Repetive / Tribute (label restored).
Label:Geckoo Records — founded by Phil Rodriguez
Key titles:Repetive / Tribute
Belgium impact:#1 vinyl sales for two weeks
Label :Geckoo Records — fondé par Phil Rodriguez
Titres clés :Repetive / Tribute
Impact Belgique : 1ʳᵉ place des ventes vinyles pendant deux semaines
1995–1998
Belgium
Belgium — Dance Opera & compilations
N.E.W.S. — distribution / compilations.
In Belgium, the records find a scene already living electronic music with unusual intensity. Phil Rodriguez enters the Dance Opera ecosystem, one of the key platforms for forward-looking electronic music in the 1990s.
A track appears on Serious Beats 17, a major reference for the Belgian scene in the mid-1990s. The journey continues through emblematic compilations including Cherry Moon – The 5th Anniversary. These are not distant industry markers: they are traces of records being played, shared and heard inside the clubs for which they were created.
Within the Dance Opera environment, Phil Rodriguez meets Maurice Engelen, known as Praga Khan, one of the figures behind Antler-Subway and its Dance Opera ecosystem. He also meets Maurice’s nephew, Maurits Engelen, the Belgian DJ and producer known as DJ Maurizzio, who founded the project Zolex. These encounters bring the work into direct contact with the people building that culture.
Studio and dancefloor remain connected. Each release returns to the room, where the music can speak for itself.
En Belgique, les disques rencontrent une scène qui vit déjà la musique électronique avec une intensité rare. Phil Rodriguez entre dans l’écosystème de Dance Opera, l’une des plateformes essentielles de la musique électronique novatrice des années 1990.
Un titre paraît sur Serious Beats 17, référence majeure de la scène belge au milieu des années 1990. Le chemin se poursuit au sein de compilations emblématiques, dont Cherry Moon – The 5th Anniversary. Ce ne sont pas des marqueurs lointains de l’industrie : ce sont les traces de disques joués, partagés et entendus dans les clubs pour lesquels ils ont été créés.
C’est dans l’environnement de Dance Opera que Phil Rodriguez rencontre Maurice Engelen, connu sous le nom de Praga Khan, l’une des figures d’Antler-Subway et de son écosystème Dance Opera. Il rencontre également son neveu, Maurits Engelen, DJ et producteur belge connu sous le nom de DJ Maurizzio, à l’origine du projet Zolex. Ces rencontres placent son travail au contact direct de ceux qui construisent cette culture.
Le studio et le dancefloor restent liés. Chaque sortie revient dans la salle, là où la musique peut parler d’elle-même.
Dance Opera — label proof.DJ Catwoman — label side (credits).Serious Beats 17.Cherry Moon — The 5th Compilation.
Platform:Dance Opera (Belgium) — releases & ecosystem
Compilation proof:Serious Beats 17; Cherry Moon – The 5th Anniversary
Distribution :N.E.W.S. — compilations / circulation
1990s–2000s
Indépendance Records
Indépendance Records — artistic direction
Indépendance Records — logo banner (on black).
At the initiative of founder Jean-Pierre Sablier, Phil Rodriguez joins Indépendance Records in the late 1990s, when the label is part of Virgin France. The move changes his point of view: alongside making records, he now helps give an entire catalogue its direction.
As artistic director, he works on curation, editorial coherence and the long-term development of electronic music within the structure. The responsibility is both creative and concrete — listening, choosing, ordering and understanding how different tracks can tell a larger story together.
He creates and supervises the tracklists for Ultra Techno volumes 1 to 5. Each compilation earns gold record status in France and sells more than 100,000 copies, bringing music born in club culture to a far wider audience.
His own productions continue to circulate within the label’s ecosystem. The two roles remain connected: working at the heart of an industry structure without losing the instinct learned on the dancefloor.
À l’initiative de son fondateur Jean-Pierre Sablier, Phil Rodriguez rejoint Indépendance Records à la fin des années 1990, lorsque le label est intégré à Virgin France. Son regard change alors de perspective : en parallèle de ses propres disques, il contribue désormais à donner une direction à tout un catalogue.
Devenu directeur artistique, il travaille sur la curation, la cohérence éditoriale et le développement à long terme des musiques électroniques au sein de la structure. La responsabilité est à la fois créative et concrète : écouter, choisir, ordonner, puis comprendre comment des titres différents peuvent raconter ensemble une histoire plus vaste.
Il conçoit et supervise les tracklists d’Ultra Techno, volumes 1 à 5. Chacune de ces compilations obtient un disque d’or en France et dépasse les 100 000 exemplaires vendus, portant une musique née de la culture club vers un public beaucoup plus large.
Ses propres productions continuent parallèlement de circuler au sein du label. Les deux rôles restent liés : travailler au cœur d’une structure industrielle sans perdre l’instinct appris sur le dancefloor.
Ultra Techno — Volume 6 (institutional trace).
Role: Artistic Director at Indépendance Records
Curation:Ultra Techno Vol. 1–5 (tracklists)
Scale: gold record status — 100,000+ copies (France)
Archive trace:Ultra Techno Vol. 6 includes a Phil Rodriguez track
Rôle : Directeur artistique chez Indépendance Records
Trace archive :Ultra Techno Vol. 6 inclut un titre de Phil Rodriguez
1998–1999
Fog Area (Germany)
Fog Area — “Closer” (Germany)
Released in 1998 through Indépendance Records / Virgin France, “Closer” continues its journey across the border. In 1999, the track is signed by Fog Area, then a major German trance label, with a remix by R.O.O.S..
One record, two chapters: first in France, then in Germany — and a new life opened by the remix.
Sorti en 1998 sur Indépendance Records / Virgin France, « Closer » poursuit son chemin au-delà de la frontière. En 1999, le titre est signé par Fog Area, alors label Trance majeur en Allemagne, avec un remix de R.O.O.S..
Un disque, deux chapitres : d’abord la France, puis l’Allemagne — et une nouvelle vie ouverte par le remix.
Phil Rodriguez — Closer.Fog Area (Germany) — label context.
Track:Closer
First release: 1998 (Indépendance Records / Virgin France)
Germany signing: 1999 on Fog Area (+ remix by R.O.O.S.)
Titre :Closer
Sortie initiale : 1998 (Indépendance Records / Virgin France)
Signature Allemagne : 1999 sur Fog Area (+ remix par R.O.O.S.)
1989–early 2000s
DJ Residencies
DJ residencies — France, Belgium, Germany
DJ Residency — live situation.
From 1989 to the early 2000s, the story is also written at night. Phil Rodriguez builds his life as a club DJ through long residencies, returning to the booth far more often than appearing there once.
Alongside Le Factory, he is resident at La Centrale, Le Space and Le Titan. These places create lasting bonds with their local scenes and audiences. La Centrale, among them, is cited at the time as one of France’s best clubs by influential nightlife and culture magazines.
Years spent in those rooms shape an instinct no studio can replace: reading a crowd, choosing the right moment, and building a musical progression without breaking its emotional thread.
The journey extends regularly into Belgium, where club culture is already highly developed, and into Germany. Along the way, he shares the booth with Marco Bailey, DJ Karma, DJ Zébulon from the Titan, Franky Jones, Robert Miles, Yves De Ruyter, Mike (Push) and other internationally recognised DJs. DJ Mike Tomillo and DJ Olivier Verse also belong fully to this chapter.
These years are measured less by visibility than by constancy. Night after night, the relationship with the dancefloor becomes the practical foundation for everything that follows.
De 1989 au début des années 2000, l’histoire s’écrit aussi la nuit. Phil Rodriguez construit sa vie de DJ de club à travers des résidences longues, en revenant bien plus souvent dans la cabine qu’en n’y faisant qu’une apparition.
Aux côtés du Factory, il est résident à La Centrale, au Space et au Titan. Ces lieux créent des liens durables avec leurs scènes et leurs publics. La Centrale, notamment, est alors citée parmi les meilleurs clubs de France par des magazines culturels et branchés de référence.
Les années passées dans ces salles forgent un instinct qu’aucun studio ne remplace : lire une piste, choisir le bon moment et construire une progression musicale sans en rompre le fil émotionnel.
Le parcours se prolonge régulièrement en Belgique, où la culture club est déjà très développée, ainsi qu’en Allemagne. En chemin, il partage les platines avec Marco Bailey, DJ Karma, DJ Zébulon du Titan, Franky Jones, Robert Miles, Yves De Ruyter, Mike (Push) et d’autres DJs reconnus internationalement. DJ Mike Tomillo et DJ Olivier Verse appartiennent eux aussi pleinement à ce chapitre.
Ces années se mesurent moins à la visibilité qu’à la constance. Nuit après nuit, la relation avec le dancefloor devient le socle concret de tout ce qui suivra.
DJ residency — Le Factory.DJ residency — club night.DJ residency — portrait.
Span: 1989 → early 2000s
Key clubs:Le Factory, La Centrale, Le Space, Le Titan
Territories: France, Belgium, Germany
Selected shared booths:Marco Bailey, DJ Karma, DJ Zébulon, Franky Jones, Robert Miles, Yves De Ruyter, Mike (Push)
Période : 1989 → début 2000s
Clubs clés :Le Factory, La Centrale, Le Space, Le Titan
Territoires : France, Belgique, Allemagne
Quelques cabines partagées :Marco Bailey, DJ Karma, DJ Zébulon, Franky Jones, Robert Miles, Yves De Ruyter, Mike (Push)
Early 2000s
Structure
Global Music Group
Global Music Group — logo.
In the early 2000s, Phil Rodriguez and his close friend Jean-Denis Catelan co-found Global Music Group. After years centred on records and projects, the desire is to build something able to hold them over time.
The structure is conceived as a shared home for different artistic identities — a place where creative freedom, coherence and independence can coexist. 2 Guy’s on the Rock, Marc Henry and other developments grow from this common foundation.
French Attitude Recordings becomes the first label created within that framework. One of its first releases includes a track composed by Phil Rodriguez with Jean-Denis Catelan, also known as Fairlight.
The label’s second record features a remix by Ton TB, also known as Three Drive, while his international profile is rising through releases on Black Hole Recordings.
The connection continues when FLUID — Los Angeles (Ton TB Remix) is selected by Black Hole Recordings for 80 Days World Tour 2006, the compilation built around the international project led by Cor Fijneman and Mark Norman.
What began as a wish to work freely now has a structure, a label and records capable of travelling far beyond their point of origin.
Au début des années 2000, Phil Rodriguez et son ami proche Jean-Denis Catelan cofondent Global Music Group. Après des années centrées sur les disques et les projets, l’envie est de construire quelque chose capable de les porter dans le temps.
La structure est pensée comme une maison commune pour plusieurs identités artistiques — un lieu où liberté créative, cohérence et indépendance peuvent coexister. 2 Guy’s on the Rock, Marc Henry et d’autres développements naissent de ce même socle.
French Attitude Recordings devient le premier label créé dans ce cadre. Parmi ses premières sorties figure un titre composé par Phil Rodriguez avec Jean-Denis Catelan, également connu sous l’alias Fairlight.
Le second disque du label accueille un remix de Ton TB, alias Three Drive, alors que son rayonnement international grandit à travers ses sorties sur Black Hole Recordings.
Le lien se prolonge lorsque FLUID — Los Angeles (Ton TB Remix) est sélectionné par Black Hole Recordings pour 80 Days World Tour 2006, compilation construite autour du projet international porté par Cor Fijneman et Mark Norman.
Ce qui était d’abord un désir de travailler librement possède désormais une structure, un label et des disques capables de voyager bien au-delà de leur point de départ.
Black Hole Recordings — 80 Days World Tour 2006 (restored).
Structure:Global Music Group — long-term framework
Co-founded:Phil Rodriguez & Jean-Denis Catelan
Projects:2 Guy’s on the Rock, Marc Henry
Label:French Attitude Recordings
Compilation:80 Days World Tour 2006 (Black Hole Recordings)
Structure :Global Music Group — cadre long terme
Cofondation :Phil Rodriguez & Jean-Denis Catelan
Projets :2 Guy’s on the Rock, Marc Henry
Label :French Attitude Recordings
Compilation :80 Days World Tour 2006 (Black Hole Recordings)
2006
2 Guy’s on the Rock
2 Guy’s on the Rock — from one dancefloor to another
Freeze Magazine (Greece) — cover.
Formed in 2006 within Global Music Group, 2 Guy’s on the Rock brings together Phil Rodriguez and Laurent Chanal. The project is built for the club, but its music soon travels much further.
The duo appears on the cover of Greece’s Freeze Magazine, with a CD featuring an exclusive DJ mix. It is a rare moment when the work moves from the booth to the front cover without losing its original identity.
“Eskomo” becomes the record at the centre of this chapter. It is included on the official Carl Cox 24/7 DVD, accompanying Carl Cox’s arrival at the Ultra Music Festival in Miami. At the same event, the track is played by Sasha and John Digweed.
An official remix by Mashtronic follows, giving “Eskomo” another life on the international club circuit.
The exchange also moves in the other direction: 2 Guy’s on the Rock remixes “In My Mind” by Pole Folder, released by Restart Records in 2008.
The scale changes, but the essential remains the same: a track made for a dancefloor finding its way from one room to many others.
Formé en 2006 au sein de Global Music Group, 2 Guy’s on the Rock réunit Phil Rodriguez et Laurent Chanal. Le projet est pensé pour le club, mais sa musique voyage bientôt beaucoup plus loin.
Le duo fait la couverture du magazine grec Freeze Magazine, accompagné d’un CD comprenant un DJ mix exclusif. C’est un moment rare où le travail quitte la cabine pour la couverture sans perdre son identité première.
« Eskomo » devient le disque au cœur de ce chapitre. Il figure sur le DVD officiel Carl Cox 24/7, accompagnant l’arrivée de Carl Cox à l’Ultra Music Festival de Miami. Lors de ce même événement, le titre est joué par Sasha et John Digweed.
Un remix officiel de Mashtronic suit et offre à « Eskomo » une autre vie sur le circuit club international.
L’échange va également dans l’autre sens : 2 Guy’s on the Rock remixe « In My Mind » de Pole Folder, sorti sur Restart Records en 2008.
L’échelle change, mais l’essentiel reste le même : un morceau pensé pour une piste qui trouve son chemin d’une salle vers beaucoup d’autres.
Carl Cox24/7 — official DVD cover.
Cover:Freeze Magazine (Greece) + CD DJ mix
Scene proof: “Eskomo” on Carl Cox24/7 (official DVD)
Support: played by Sasha & John Digweed (Ultra Music Festival, Miami)
Remix:Pole Folder — “In My Mind (2 Guy’s on the Rock Remix)” (Restart Records, 2008)
Couverture :Freeze Magazine (Grèce) + CD DJ mix
Preuve scène : « Eskomo » sur Carl Cox24/7 (DVD officiel)
Soutien : joué par Sasha & John Digweed (Ultra Music Festival, Miami)
Remix :Pole Folder — « In My Mind (2 Guy’s on the Rock Remix) » (Restart Records, 2008)
2000s
Marc Henry
Marc Henry
Marc Henry — Space Ship (cover).
Marc Henry is born within Global Music Group from a need to write differently: more inwardly, with greater space for structure, repetition and atmosphere. The alias comes from Phil Rodriguez’s second and third given names, making this identity personal from the very beginning.
Just before this chapter, “My Life Is Music” attracts strong interest from Black Hole Recordings. The track is ultimately signed to a U.S. label, carrying the music beyond Europe.
Then comes “Neurotronik”, the record that fully reveals the Marc Henry direction. It receives support from Tiësto, Airwave, Dave Seaman, Anil Chawla, Yves De Ruyter and other international DJs.
During the same period, Marc Henry remixes “Sneaky Sound” by Da Fresh, released by Big Alliance Records in 2010.
These supports matter, but they do not define the project. Marc Henry remains the place for a more mental and introspective form of electronic music — one that accepts time, tension and depth instead of chasing immediacy.
Marc Henry naît au sein de Global Music Group d’un besoin d’écrire autrement : de manière plus intérieure, en laissant davantage de place à la structure, à la répétition et à l’atmosphère. L’alias reprend les deuxième et troisième prénoms de Phil Rodriguez, rendant cette identité personnelle dès son origine.
Juste avant ce chapitre, « My Life Is Music » suscite un vif intérêt de la part de Black Hole Recordings. Le titre est finalement signé sur un label américain et porte la musique au-delà de l’Europe.
Vient ensuite « Neurotronik », le disque qui révèle pleinement la direction Marc Henry. Il reçoit le soutien de Tiësto, Airwave, Dave Seaman, Anil Chawla, Yves De Ruyter et d’autres DJs internationaux.
Au cours de cette même période, Marc Henry remixe « Sneaky Sound » de Da Fresh, sorti sur Big Alliance Records en 2010.
Ces soutiens comptent, mais ils ne définissent pas le projet. Marc Henry reste l’espace d’une musique électronique plus mentale et introspective — une musique qui accepte le temps, la tension et la profondeur plutôt que de courir après l’immédiateté.
Alias:Marc Henry — built from Phil Rodriguez’s given names
Key release: “Neurotronik” — supported by Tiësto & others
Label interest: “My Life Is Music” — attention from Black Hole Recordings
The connection with Diki Records begins with a message from CP, Cédric Piret. He invites Phil Rodriguez to bring three essential catalogue titles to the label: “Repetive”, “Tribute” and “Neurotronik”.
During that exchange, Phil Rodriguez explains that he has returned to active production and is writing new music again. The past and the present do not meet as nostalgia; they simply recognise one another.
“Fashionable” and “Shadows” then appear on Clair Obscur, within Diki Records. “Fashionable” receives support from Paul van Dyk and Paul Oakenfold, among other international DJs. “Shadows” reaches number one on the Spinnin’ Talent Pool.
Historical records and new productions now share the same space. This is not a revival. It is continuity — the same trajectory, alive in the present.
Le lien avec Diki Records commence par un message de CP, Cédric Piret. Il propose à Phil Rodriguez de faire entrer au label trois titres essentiels du catalogue : « Repetive », « Tribute » et « Neurotronik ».
Au cours de cet échange, Phil Rodriguez lui confie qu’il a repris la production et qu’il écrit de nouveau. Le passé et le présent ne se rencontrent pas par nostalgie ; ils se reconnaissent simplement.
« Fashionable » et « Shadows » paraissent ensuite sur Clair Obscur, au sein de Diki Records. « Fashionable » reçoit le soutien de Paul van Dyk et Paul Oakenfold, parmi d’autres DJs internationaux. « Shadows » atteint la première place du Spinnin’ Talent Pool.
Les disques historiques et les nouvelles productions partagent désormais le même espace. Ce n’est pas un retour. C’est une continuité — la même trajectoire, vivante dans le présent.
Phil Rodriguez — Fashionable (cover).
Connector:CP (Cédric Piret)
Catalog: “Repetive”, “Tribute”, “Neurotronik” — on Diki Records
New era: “Fashionable” + “Shadows” (Clair Obscur)
Proof: “Shadows” — #1 on Spinnin’ Talent Pool
Contact :CP (Cédric Piret)
Catalogue : « Repetive », « Tribute », « Neurotronik » — sur Diki Records
Exposition « Entre rave et réalité » — Bibliothèque municipale de Lyon – Part-Dieu (2025).
In 2025, Phil Rodriguez’s career received institutional recognition in Lyon through the exhibition “Between Rave and Reality — Electronic Music in Lyon in the 1990s”, presented at the Lyon Municipal Library – Part-Dieu.
The exhibition documents the emergence of electronic music in Lyon and highlights the pioneering figures of the local scene. Within the section dedicated to Lyon-based labels and productions, Phil Rodriguez appears as a central reference, with original vinyl releases and archival material.
He is recognized as: — the first Lyon-based artist to release an electronic music record, — and the founder of Lyon’s first electronic music label, Geckoo Records, in the early 1990s.
As part of this project, the Lyon Municipal Library conducted an in-depth interview with Phil Rodriguez, collecting his testimony as a direct participant in this formative period.
This institutional recognition places his work within a framework of memory, transmission, and archival continuity, connecting early electronic experimentation to its lasting cultural impact.
En 2025, le parcours de Phil Rodriguez reçoit une reconnaissance institutionnelle à Lyon à travers l’exposition « Entre rave et réalité — Les musiques électroniques à Lyon dans les années 1990 », présentée à la Bibliothèque municipale de Lyon – Part-Dieu.
L’exposition retrace l’émergence des musiques électroniques à Lyon et met en lumière les acteurs pionniers de cette scène. Dans la section consacrée aux productions et labels lyonnais, Phil Rodriguez figure en première position, avec ses vinyles et archives historiques.
Il est reconnu comme : — le premier artiste lyonnais à avoir sorti un disque de musique électronique, — et le fondateur du premier label lyonnais de musiques électroniques, Geckoo Records, au début des années 1990.
Dans ce cadre, la Bibliothèque municipale de Lyon a réalisé un entretien approfondi avec Phil Rodriguez, destiné à recueillir son témoignage en tant qu’acteur direct de cette période fondatrice.
Cette reconnaissance institutionnelle inscrit son parcours dans une logique de mémoire, de transmission et d’archive, reliant les premières expérimentations électroniques lyonnaises à leur héritage contemporain.
Vitrine — productions & labels lyonnais (2025).
Always
Gratitude
With gratitude — every name belongs to the story
Modesty has often kept this story quieter than it truly was. But gratitude requires naming people.
This chapter is neither a ranking nor a trophy wall. It keeps companions, defining encounters, collaborations, remixes, support, airplay and shared booths distinct — because every one of those gestures helped a record, an idea or a sense of confidence travel further.
No list could ever be complete. To everyone who opened a door, shared a booth, remixed a record, played the music, supported it or simply encouraged the next step: thank you.
Among them, a very special thought goes to Maurits Engelen — DJ Maurizzio and Marco Bailey. I owe them a great deal, and it mattered that this be written here.
Music may carry one name. A journey is never written alone.
La modestie a souvent laissé cette histoire plus silencieuse qu’elle ne l’a réellement été. Mais remercier demande de nommer.
Ce chapitre n’est ni un palmarès, ni un mur de trophées. Il distingue les compagnons de route, les rencontres déterminantes, les collaborations, les remixes, les soutiens, les diffusions et les cabines partagées — parce que chacun de ces gestes a aidé un disque, une idée ou une confiance à voyager plus loin.
Aucune liste ne pourrait être exhaustive. À toutes celles et ceux qui ont ouvert une porte, partagé une cabine, remixé un disque, joué la musique, l’ont soutenue ou simplement encouragé l’étape suivante : merci.
Parmi eux, une pensée toute particulière va à Maurits Engelen — DJ Maurizzio et à Marco Bailey. Je leur dois beaucoup, et il était important que cela soit écrit ici.
La musique porte parfois un seul nom. Une aventure ne s’écrit jamais seul.
The signal continuesAnthony PappaKintarJeremy OlanderDon DiabloCosmic GateJosh RaxJay-XScott WatermanT3RRY TManu of G
Compagnons et bâtisseursWilliam MarcouxGilbert ThevenetJean-Pierre SablierJean-Denis Catelan · FairlightLaurent ChanalCédric Piret · CP
Rencontres déterminantesDJ Luke SkywalkerDavid GuettaHenri BeloloMaurice Engelen · Praga KhanMaurits Engelen · DJ Maurizzio · Zolex
Remixes et échanges artistiquesR.O.O.S.Ton TB · Three DriveMashtronicPole FolderDa Fresh
Ceux qui ont porté la musique plus loinTiëstoCarl CoxSashaJohn DigweedDave SeamanSteve ParryHernán CattáneoAirwaveAnil ChawlaPaul van DykPaul Oakenfold
Cabines et nuits partagéesDJ Karma · Laurent DelannoyMarco BaileyDJ Zébulon · TitanFranky JonesRobert MilesYves De RuyterMike (Push)DJ Mike TomilloDJ Olivier Verse
Le signal continueAnthony PappaKintarJeremy OlanderDon DiabloCosmic GateJosh RaxJay-XScott WatermanT3RRY TManu of G
And to all those whose names do not appear here, but whom I carry just as deeply in my heart.
Et à toutes celles et ceux qui ne sont pas nommés ici, mais que je porte tout autant dans mon cœur.